Atelier 5 – exposition CHAOS Galeries Lafayette

Atelier 5 – exposition CHAOS Galeries Lafayette

Valérie ALTOUNIAN

Une peinture intimiste où le passé et le présent racontent une nouvelle histoire, de nouveaux instants.

Son travail part à la recherche de l’essentiel, de l’émotion par la simplicité du trait où se mélangent couleurs poudrées et papier anciens.

Anne-Valérie DUPOND

Les œuvres d’Anne Valérie Dupond, sculptures de tissus, nous apparaissent au premier regard comme des personnages fantasques. La douceur de ses tissus abîmés nous plonge dans des souvenirs d’enfance. La délicatesse de ses créations suggère un monde familier, symbolique. Mais l’on s’aperçoit vite que les cicatrices de l’aiguille sont saillantes ; l’artiste souligne son geste de créatrice, docteur Frankenstein, génitrice de ces figures déformées. Prétentions, Vanités, Grotesque, elle se moque de ses créatures, les tourne au ridicule mais souligne leur fragilité. Et son geste nous met finalement face à nous même.

Stéphanie LOBRY

vit et travaille à Nice.

http://www.valtounian.com/artiste-stephanie-lobry.php

LBMDF : La Bonne Mère De Famille est une artiste ! Elle dissèque son univers, son quotidien, se tâches, ses actions et sa mécanique sans intérêt pour en faire un processus artistique qui s’affine dans les choix de matière et d’expression.

Le crochet laborieux s’infiltre dans l’anatomie du corps humain : os et organes sont ainsi redéfinis dans des gestes tendres par des fils immaculés ou aux couleurs douces.

Elle commence par des crânes car tout est vanité, passe par les organes (cœur, poumons, tube digestif, appareil génital) va vers le plus petit : les cellules neuronales. Elle reconstruit peu à peu son intérieur.

Stéphanie Lobry livre une œuvre revendicatrice, féministe remplie d’humour, assumant un côté kitsch dans un hyper-réalisme formé de brides et de chaînettes.

Elsa ALAYSE

Elsa Alayse est attirée par ces objets de culte ou de science qui peuvent fasciner mais aussi effrayer, car ils touchent souvent à l’intimité du corps et de l’esprit. Deux mondes parallèles qui semblent diamétralement différents mais centrés autour du même sujet : l’homme. L’homme au cœur de tout, à la recherche de vérités, qui est encore entre comprendre et croire, concret et inexplicable, raison et magie.

Valentine FOURNIER

C’est en découvrant une série d’anciennes photos de classe en noir et blanc que Valentine Fournier a commencé une collection d’images anonymes datant principalement des années 20 aux années 50. Ces souvenirs de vacances, portraits de famille et autres scènes du quotidien ont tous pour arrière-plan la guerre, qu’elle soit proche ou lointaine. Marquée par l’univers codé, ludique et tragique de Georges Pérec, elle consacra son diplôme de fin d’étude d’architecture d’intérieur en 1996 à la mise en espace de l’œuvre de l’écrivain. De ce travail sur le décor, Valentine Fournier développe à partir de 2000 tout un art de la mise en scène en miniature : les photos sont découpées pour en extraire des personnages qui, remis en situation dans l’espace minimaliste de boîtes-vitrines ou de carnets cousus main, deviennent les protagonistes d’une nouvelle histoire. Chaque détail de cet univers épuré (chaises, portes, escaliers, touches de couleur …) est l’élément clé d’une narration poétique souvent emprunte de gravité. Partant toujours d’un thème précis comme par exemple le cirque ou le travail, l’artiste s’amuse à décliner des saynètes surréalistes, ironiques ou teintées d’humour noir tout en portant un regard tendre et critique sur le sort de ces êtres de papier noir et blanc dotés d’une épaisseur émotionnelle inédite. Ces fantômes du passé nous sont familiers et nous touchent en plein cœur avec leurs postures métaphoriques où se dessinent les figures de l’absence, de l’attente et de la rencontre.

 

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