Collectif la bouilloire – Exposition projet Chaos Galeries Lafayette de Nice

Collectif la bouilloire – Exposition projet Chaos Galeries Lafayette de Nice

Le collectif est un regroupement de personnalités du monde artistique, qui souhaite promouvoir le dessin contemporain. Cette discipline restant un des piliers fondamentaux de l’art, il est apparu évident de mettre en avant toutes les combinaisons possibles de cet univers à la foi traditionnel et technologique afin d’ouvrir les champs d’investigation. Les différents acteurs qui se sont réunis, organisent des manifestations culturelles et des workshops afin de sensibiliser un large public. Les membres sont regroupés en région PACA et plus particulièrement à Nice.

www.labouilloire.net

Le collectif la bouilloire, présente une scénographie construite de visuels et d’installations pour l’exposition, « Chao : la cinquième dimension », chaque artiste a conçue des pièces spécifiques pour cet évènement.

Marine Badin, diplômé du pavillon Bosio, école supérieure d’arts plastiques de la ville de Monaco, propose une lecture du chaos en s’inspirant librement de  la divine comédie de Dante. Cette série de dessins  s’articulent  autour des images allégoriques que provoquent  en moi la lecture des XXXIV chants des cercles des Enfers. Parfois éloigner du texte original, je construis ma Divine comédie avec une vision de l’écoumène conjuguant passé et présent afin d’y constituer mon paysage infernal.

 

« Les angoisses de ceux qui sont là, dans ce gouffre,

Ont jeté sur mon front cette ombre; mon coeur souffre,

Ce n’est pas de l’effroi, c’est la pitié des maux.

Allons, la route est longue ! » A ces mots, il s’avance;

Je marchai sur ses pas, et, sans plus d’hésitance,

J’entrai dans le premier des cercles infernaux.

Chant IV, L’Enfer, Dante 1307-1321

« Hodologie, enfer entre désordre et chaos », série de 10 dessins sur papier, 50x65cm ou 42×59.4cm ou 21×29.7

 

Jean-Sylvain Marchessou, plasticien et Amandine Maillot, étudiante au pavillon Bosio, école supérieure d’arts plastiques de la ville de Monaco proposent une vision commune  mêlant architectures et structures mentales. L’un aborde l’espace urbain et bouleverse l’ordre établit dans l’esprit collectif, l’autre aborde le corps, mental et physique lié à son environnement, son habitat ou tout simplement à  l’espace naturel. Le chaos prend différentes formes dans l’esprit de chacun. Il peut être mental ou physique, s’adresser au corps, à son environnement et entrainer leur perte, leur évaporation.

Jean sylvain Marchessou : photographie sur Dibbon, 60×110 cm

Amandine Maillot : série de 9 dessins au crayon, « l’inconnu », 30x30cm

Jean-sylvain et amandine : 2 dessins au crayon, 70x25cm

 

Nathalie Christophe, plasticienne, diplômé de la faculté d’arts plastiques d’Aix-en-Provence,  représente des lieux dévastés par les vents violents. Des dessins montrant l’inertie du chaos. Des flèches comme signe d’un mouvement passé, ravageur. Une mise à distance s’opère par le procédé de fabrication de l’image : des flèches inlassablement tracées à l’horizontale laissent apparaitre un paysage sans violence. Une mise à l’écart esthétique de l’horreur qui s’opère par le biais d’un traçage minutieux. Un effet  broderie qui s’achemine irrémédiablement vers une catastrophe annoncée.

« Étendard », dessins aux feutres, 600x150cm

 

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