Keith Haring

Il expérimente le collage, la peinture, les installations, la vidéo, etc. mais son mode d’expression privilégié reste le dessin. À New York, dans l’East Village, il découvre la foisonnante culture alternative des années 80 qui, hors des galeries et des musées, développe son expression sur de nouveaux territoires : rues, métros, entrepôts, etc. Il rencontre des artistes underground comme Kenny Scharf et Jean-Michel Basquiat avec qui il devient ami, et participe à des expositions et performances au Club 57, qui devient le lieu fétiche de l’élite avant-gardiste. Inspiré par le graffiti et soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie sur des panneaux publicitaires du métro de New York. Il grave également des dalles de grès des trottoirs dans l’East Village (elles sont toujours présentes de nos jours). Le style Haring, c’est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes sur différents supports. C’est un récit permanent où l’on retrouve bébés à quatre pattes, dauphins, postes de télévision, chiens, serpents, anges, danseurs, silhouettes androgynes, soucoupes volantes, pyramides ou réveils en marche, mais aussi sexualité et pulsion de mort. Sa première exposition personnelle a lieu en 1982 à la galerie Tony Shafrazi à New York et connaît un large succès public. En 1985 il est invité à participer à la Biennale de Paris. Son travail l’amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones ou William S. Burroughs. En 1988, il apprend qu’il est infecté par le virus du sida. Il s’engage dès lors dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause. Il crée la Keith Haring Foundation en 1989 qui est chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida. Keith Haring meurt des complications dues au virus à l’âge de 31 ans, en février 1990.

Cliquez ici pour voir les oeuvres de Keith Haring 

Laisser une réponse

comment-avatar

*