Le rouge – L’histoire des couleurs

Le rouge – L’histoire des couleurs

L’histoire des couleurs d’après le Petit livre des couleurs de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet

Le rouge

C’est LA couleur, le blanc représente l’incolore, et le noir le « sale » dans l’antiquité. Les pigments rouges sont très vite maîtrisés (dans l’art paléolithique), au néolithique on se sert de :

  • la garance
  • l’oxyde de fer
  • le sulfure de mercure
Depuis des époques très anciennes, la couleur rouge a été en Occident associée à la mise en scène du pouvoir et du sacré, celle du sang et du feu, celle de la vie et de la vigueur, celle de l’autorité et de la beauté.
C’est une couleur ambivalente : À l’époque romaine, il est à la fois la couleur de la guerre et celle de l’empire, il participe à toutes les victoires et solennités. Il y a plusieurs façons de l’obtenir :

  • Plus facile à obtenir avec la garance, ce rouge moins vif est réservé au manteau des légionnaires, aux paysans.
  • Obtenu à partir du murex (coquillage), plus vif, plus rare, il symbolisera la puissance de l’empereur romain, des seigneurs au Moyen Age. Au 13ème et 14ème, il sera utilisé pour parer le Pape et les cardinaux.

L’ambivalence du rouge apparaît en même temps dans la représentation du diable rouge et du chevalier félon rouge. Le code symbolique rouge-noir-blanc du moyen âge est présent dans les contes, les fables :

  • Petit chaperon rouge, beurre (blanc), grand-mère habillée de noir.
  • Renard / fromage/ corbeau

Au Moyen Âge, le bleu est féminin, le rouge est masculin, cette tendance s’inverse au 16ème siècle. La robe de mariée est rouge jusqu’au 19ème siècle.

Dès le 18ème, il est associé au danger : la robe des juges est rouge, le bourreau aussi. En 1789, le drapeau rouge signifiait l’interdiction d’attroupement. Il est aussi associé au plaisir et au spectacle avec son célèbre rideau rouge.

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