MONDRIAN Piet

MONDRIAN Piet

La réputation de Mondrian s’est construite sur l’épuration radicale du tableau conçu dès le début de sa carrière selon une représentation transcendantale de l’image (en particulier dans le paysage). Là, toute trace de référence au naturel visible est progressivement évacuée au profit de principes en accord avec une certaine vision de l’Universel. Il tend vers des moyens réduits afin de faire jouer chacun des paramètres dont il a choisi de disposer avec la plus grande subtilité. Cette méthode se manifeste depuis son interprétation de plus en plus abstraite du cubisme analytique de 1912 à 1914 à Paris, jusqu’à ce qu’en 1917, (de retour à Paris jusqu’en 1938) il concentre tous ses moyens sur la construction d’une simple composition parfaitement équilibrée faite de formes réduites et allongée à des rectangles et quelques couleurs, placées sur une trame orthogonale, et le tout déclinée en séries jusqu’à la fin de sa vie. La rigueur exemplaire de sa démarche explicitée dans ses écrits théoriques et le caractère évolutif d’une série à l’autre, mais aussi la subtile logique sensible dans chaque série de variations : tout ceci a fait de Mondrian l’une des figures essentielles du mouvement moderne au XXe siècle. Non seulement dans le monde de l’art moderne mais aussi, par son implication auprès des architectes et des designers, dans le monde des productions humaines modernes, jusqu’au mobilier, jusqu’aux objets industriels de consommation courante, dans les nouveaux espaces, privés et publics.

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