PATRICK MOYA

 

Patrick MOYA est un artiste niçois qui utilise les quatre lettres de son nom comme prétexte à nombre de ses oeuvres : peintures, scupltures monumentales, installations, films, photos, performances… Lorsqu’il n’utilise pas son nom, il met en scène «Moya artiste de l’Ecole de Nice», un petit personnage de bande dessinée issu d’un croisement entre l’artiste et son personnage préféré, Pinocchio. Ce petit personnage est la version moderne de l’autoportrait.

Dans son atelier niçois, règne en maître un indescriptible désordre, le moindre bout de papier étant comme emporté dans le maelström de la créativité.

L’artiste Patrick Moya a derrière lui une oeuvre multiforme d’une grande richesse : peintures sur tous supports (toile, bois, tissu, mur etc.), sculptures, céramiques, images numériques, films en 3D, performances et installations.

Né en 1955, il appartient à la génération de la Figuration Libre (en France) et de Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat (aux USA).

Proche par l’esprit des Situationnistes (loin de toutes idéologies et de tous engagements), ayant essayé d’une certaine manière le “body art”, puisqu’il fut modèle nu dans les écoles de dessin tout en théorisant dans des livres sa position de “créature DANS l’art” … il voue depuis toujours sa vie à l’Art.

Inspiré dès l’adolescence par les théories de Mc Luhan et son “village global”, il a beaucoup réfléchi sur les changements apportés à l’histoire de l’art par les nouveaux médias (en particulier la télévision, tout en pressentant l’avènement d’internet) :“avec les médias d’ubiquité, comme le direct à la télévision, le créateur n’a plus le temps de raconter l’histoire de l’art. Il doit pour exister devenir une créature.”

En parallèle, il mène une reflexion sur le nom, la signature de l’artiste. Sans doute marqué par le nom catalan de son père – MOYA – qui ne devint le sien qu’à l’âge de 15 ans, suite au mariage officiel de ses parents, il n’a de cesse depuis lors de mettre son nom partout et de le décliner à l’infini…

Vivant à Nice (dans le Sud de la France et dans le sud de l’Europe), Moya se revendique comme un “artiste du Sud”, appartenant de ce fait à la sphère catholique, même s’il n’est pas vraiment croyant. Loin de l’abstraction ou du conceptuel froid, Moya n’a pas peur de la couleur – qu’il aime pure, non mélangée – ni surtout de la figure humaine, qu’il s’attache à représenter sans déformation – si ce n’est dans un style caricatural humoristique.

Revendiquant “la présence de l’artiste dans l’oeuvre”, il a inventé voici une dizaine d’années (c’était en 1996) un petit personnage poétique proche d’une caricature de lui-même, inspiré à l’origine de Pinocchio, qui est devenu sa marque de fabrique.

Depuis lors, Moya nous fait voyager dans son univers à la fois enchanté et légèrement pervers, peuplé d’ours en peluche et de drag-queens, de moutons ou d’éléphants volants et de diables ailés, sans oublier son petit « moya » malicieux faisant ses facéties sur fond de petits nuages dans des cieux bleus cobalt : un monde gai et coloré qui parle à l’enfant qui est en chacun de nous … mais également sensuel et réjouissant, qui satisfait nos sens et notre sens de la Beauté.

Comme une antidote au pessimisme, il répand du bonheur partout autour de lui, dans une exposition bien sûr – où ce sont souvent les enfants qui expliquent ses oeuvres à leurs parents ! – mais aussi dans la salle d’attente d’une clinique, le hall d’un hôtel ou le parvis d’un hôpital …

Venant après la fameuse « Ecole de Nice » représentée par de grands noms comme Klein, Arman, César ou Ben, Patrick MOYA – qu’on a pu surnommer “le chef de file de la Nouvelle École de Nice” – fait une oeuvre avant tout unique puisque son nom et son image n’appartiennent qu’à lui!

Florence Canarelli

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