SEURAT Georges

SEURAT Georges

Georges-Pierre Seurat naît le 2 décembre 1859 à Paris, dans un milieu bourgeois. Georges Seurat peindra sa tante sur son lit de mort en 18871. En 1877, il s’inscrit aux Beaux-arts et fréquente l’atelier de Henri Lehmann. Ses études sont interrompues par son service militaire qu’il effectue à Brest, où il réalise de nombreuses esquisses de bateaux, de plages et de la mer. En 1882, il se consacre à la maîtrise du noir et blanc et commence à peindre réellement. Il invente la technique du chromo-luminarisme (plus couramment appelé pointillisme), qui s’inspire des écrits du scientifique Michel-Eugène Chevreul sur la loi du contraste simultané des couleurs, du critique Charles Blanc (Grammaire des arts du dessin, 1867), d’Ogden Rood (La Théorie scientifique des couleurs, 1881). Il achève, en 1884, Une baignade à Asnières (Londres, National Gallery), le premier des six grands tableaux qu’il va peindre dans sa courte vie. Sa technique séduit rapidement de jeunes peintres, Paul Signac, Henri-Edmond Cross, Charles Angrand, Maximilien Luce, ainsi que Camille Pissarro. Seurat participe à la formation de la Société des artistes indépendants, ouverte sans jury ni récompenses. Il est fortement soutenu dans ses recherches picturales par le critique Félix Fénéon, qui acquerra Une baignade à Asnières, sera son exécuteur testamentaire avec Paul Signac et Maximilien Luce, et l’initiateur du catalogue raisonné de son œuvre – achevé par César M. de Hauke en 1961. L’été 1890, le peintre réside à Gravelines, où il exécute quatre toiles de marines ainsi que quelques dessins et « croquetons », petits panneaux de bois peints qu’il avait ainsi baptisés. Ses paysages assujettissent la nature aux rigoureuses « ponctuations » de sa théorie des couleurs, et il s’en dégage une paix intérieure prenant superbement le pas sur la confusion de la réalité. Il écrit une révision des concordances entre les caractères des tons (sombres ou claires), des teintes (froides ou chaudes), des lignes (tombantes et tristes ou ascendantes et gaies). À son retour à Paris, il met en projet son tableau Le Cirque qu’il montre, inachevé, au huitième Salon des Indépendants.

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